Paroles et traduction de Volver de Estrella Morente

Dans le film Volver de Pedro Al modovar, Estrella Morente reprend Volver  qui est une interprétation flamenco que la chanteuse donne d'un vieux tango argentin de Carlos Gardel.

 

 

 

 

Gardel la chantait dans "El dia que me quieras", un film de 1935 (dont le titre reprenait celui d'un autre tango célèbre). Ses paroles sont d'Alfredo le Pera, scénariste et parolier attitré de Gardel pour l'écran, à qui on doit aussi le texte de "Tomo y obligo", "Cuesta abajo", "Melodia de Arrabal", "Mi Buenos Aires querido", etc.

Les paroles de la chanson Volver dont le même nom du film d’Almodovar, exprime une certaine douleur du passé qui revient hanté le présent et dont l’interprète veut oublier son vécu.

Avec une voix forte, qui donne le frisson, et des mots ciblés qui force l’auditoire a fouillé son passé, vu que chacun d’entre nous a quelque chose a caché, a oublié ou faire une croix sur une phase de sa vie qui dans un temps le rendait l’être le plus heureux et le plus chanceux de la terre, mais après un bref moment, la vie la réveillé de ses illusions et c’est trouvé entrain d’effacer ce passage de son existence car les meilleurs des hommes sont ceux qui vont de l’avant, qui ont un but, qui ne se déstabilise pas quoi qu’il arrive. 

VOLVER

Yo adivino el parpadeo
De las luces que a los lejos,
Van marcando mi retorno.
Son las mismas que alumbraron
Con sus pálidos reflejos
Hondas horas de dolor.
Y aunque no quise el regreso,
Siempre se vuelve al primer amor.

La quieta calle donde el eco dijo :
Tuya es su vida, tuyo es su querer
Bajo el burlón mirar de las estrellas
Que con indiferencia hoy me ven volver

Volver,
Con la frente marchita,
Las nieves del tiempo
Platearon mi sien.
Sentir, que es un soplo la vida,
Que veinte años no es nada,
Que febril la mirada
Errante en las sombras
Te busca y te nombra.
Vivir,
Con el alma aferrada
A un dulce recuerdo,
Que lloro otra vez.

Tengo miedo del encuentro
Con el pasado que vuelve
A enfrentarse con mi vida.
Tengo miedo de las noches
Que, pobladas de recuerdos,
Encadenan mi soñar.
Pero el viajero que huye,
Tarde o temprano detiene su andar.
Y aunque el olvido que todo destruye,
Hay matado mi vieja ilusión,
Guardo escondida una esperanza humilde,
Que es toda la fortuna de mi corazón.


REVENIR

Je devine déjà le halo
Des lumières lointaines
Qui marquent mon retour.
Ce sont les mêmes qui éclairèrent
De leurs pâles reflets
Les heures sombres de ma douleur.
Et même si l'on ne souhaite pas le retour,
On revient toujours à son premier amour ;

Vers la rue tranquille où l'écho dit :
''A toi est sa vie, à toi est son amour'',
Sous le regard moqueur des étoiles
Qui me voient revenir avec indifférence.

Revenir,
Avec le front marqué
Les neiges du temps
Plaquées sur mes tempes.
Sentir que la vie n'est qu'un souffle,
Que vingt ans ne sont rien,
Que mon regard fébrile,
Errant dans l'ombre,
Te cherche et dit ton nom.
Vivre,
Avec l'âme enchaînée
A un doux souvenir,
Que je pleure à nouveau.

J'ai peur de la rencontre
Avec ce passé qui revient
Défier ma vie.
J'ai peur de ces nuits,
Qui, peuplées de souvenirs,
Enchaînent mes rêves.
Mais le voyageur qui s'enfuit
Un jour ou l'autre arrête sa marche.
Et, même si l'oubli qui détruit tout
A tué mes vieilles illusions,
Je garde cachée une humble espérance,
Qui est toute la fortune de mon cœur.

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Dernière mise à jour de cette page le 15/09/2008

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